Mouvement lycéen en Martinique : entre attente et incertitude, quid de la suite de la mobilisation ?
Après les vacances de la Toussaint, la mobilisation lycéenne reste incertaine en Martinique. Si des échanges ont été engagés avec les institutions, les représentants des élèves attendent encore des réponses concrètes. Une nouvelle mobilisation n’est pas exclue.
Dans l’Hexagone, malgré les engagements pris par le gouvernement, les organisations lycéennes et étudiantes ont appelé à bloquer les établissements à partir de ce lundi ou mardi. Cependant la reprise du mouvement et surtout ses modalités semblent incertaines. En Martinique, à la reprise des cours après les vacances de la Toussaint, la situation reste tout aussi confuse.
Dans un courrier commun adressé aux lycéens le 16 octobre, Cécile Laloux, rectrice de l’académie de Martinique, et Serge Letchimy, président du Conseil exécutif de la Collectivité territoriale de Martinique (CTM), ont annoncé leur volonté de définir, avec les personnes concernées, un calendrier de premières réunions dans chaque lycée.
Mais pour plusieurs représentants du mouvement, les échanges engagés restent essentiellement au stade des diagnostics et de la constitution de groupes de travail. Si quelques améliorations sont constatées dans certains établissements, notamment avec l’installation de ventilateurs ou un meilleur fonctionnement des sanitaires, les avancées concrètes demeurent limitées à leurs yeux.
Les lycéens réclament des réponses plus rapides
Lors de la réunion du 15 octobre, Serge Letchimy a évoqué des travaux d’urgence qui seraient programmés sur une période de trois ans. Une perspective qui n’a pas convaincu tous les représentants lycéens, dont certains attendent des mesures immédiates pour répondre aux difficultés rencontrées dans les établissements.
Cette semaine pourrait donc constituer une nouvelle étape dans les discussions. Plusieurs représentants souhaitent obtenir une nouvelle rencontre avec la rectrice et l’exécutif de la CTM afin d’obtenir des réponses précises sur les engagements pris et leur calendrier de mise en œuvre.
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Une mobilisation possible dans plusieurs établissements
Pour autant, la reprise de la mobilisation n’est pas encore actée. Maëlle Anastase, vice-président du Conseil de la vie lycéenne du lycée professionnel Frantz-Fanon, estime que certains établissements pourraient se mobiliser, notamment dans le secteur de Fort-de-France.
« Je pense que certains établissements de Martinique vont se mobiliser. Nous ne savons pas lesquels », explique-t-il, tout en précisant que les représentants ne disposent pas d’une vision complète de la situation dans l’ensemble des lycées.
En attendant, une réunion en visioconférence doit permettre aux représentants de faire le point sur l’évolution des discussions et sur les solutions actuellement recherchées autour des thématiques abordées avec la rectrice et le président du Conseil exécutif de la CTM.
« Aujourd’hui, je ne pourrais pas vraiment dire que les choses avancent. En tout cas, si on voit que nous restons sans nouvelles dans les jours à venir, on se remobilisera pour rappeler qu’il ne faut pas nous oublier. »
Maëlle Anastase, vice-président du Conseil de la vie lycéenne du lycée professionnel Frantz-Fanon
Les représentants se donnent ainsi jusqu’au 12 novembre pour constater d’éventuelles avancées. Passé ce délai, en l’absence de nouvelles réponses, une reprise de la mobilisation pourrait être envisagée.
À la veille de la rentrée, le mouvement lycéen martiniquais se trouve donc dans une phase d’attente. La suite dépendra désormais de la capacité des acteurs à transformer les engagements annoncés en mesures concrètes.